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samedi 8 mai 2021

Libérés, délivrés...

 

La première semaine de mai se termine déjà. Elle a passé très vite et de manière festive. Samedi dernier c'était donc le 1er mai et le Samedi Saint. Comme le veut la coutume en Grèce nous avons accroché une couronne de fleurs près de la porte d'entrée. Pour ne pas "dépouiller" nos jardinières, nous l'avons achetée chez le fleuriste.



Le dimanche de Pâques nous étions encore confinés dans nos communes respectives et invités à déguster l'agneau pascal chacun chez soi. 

Mais le 3 Mai, Lundi de Pâques, nous étions rendus à une certaine liberté. Depuis le 7 novembre que nous étions confinés, il était temps de nous "libérer" un peu. Nous pouvons nous déplacer à nouveau dans tout notre département et les bars et restaurants ont rouvert leurs terrasses. L'affluence à Porto Rafri fut celle d'un 15 Août. Nous ne l'avons pas constaté de nos yeux car nous sommes prudemment restés déjeuner sur notre terrasse. Nous n'aimons pas la foule en temps ordinaire alors en ces temps encore incertains...

Comme c'est agréable de revoir tous les commerces ouverts et les habitués attablés en terrasse devant leur café.
Quelques photos prises à Markopoulo, la bourgade dont nous dépendons administrativement.




Même si grâce au commerce en ligne, j'ai pu faire des achats durant ces six derniers mois, que c'est bon de retrouver les boutiques et de magasiner!!! J'ai résisté pour ces sandales et ce foulard mais je vais peut-être céder une prochaine fois!


Le retour a encore un peu plus de liberté sera pour le 15 mai où nous devrions pouvoir à nouveau circuler normalement partout en Grèce. 
L'avenir dira ce que donnera ce déconfinement progressif avant l'arrivée des...touristes. Voici un bon résumé de la situation actuelle pour ceux qui souhaiteraient la comparer avec la situation en France (clic).

Sinon et en attendant nos prochaines balades après le 15 mai, nous cultivons toujours nos fleurs et nous avons planté quelques légumes. Tout grandit vite avec la chaleur, autour de 25° toute la semaine.

Les lauriers roses sont déjà en fleurs.




La bougainvillée, bien qu'en pot, commence à avoir un joli petit tronc.


La bougainvillée blanche a mis beaucoup de feuilles mais n'a pas encore ses jolies brachtées.



 Les "bébés" du figuier de Barbarie sont toujours aussi mignons.


Les rosiers répondent aussi à l'appel de leur mieux.


Mêmes mes poupées ont demandé à profiter du printemps et à quitter leurs étagères pour les jardinières.

Ce sera ma participation à "24 Heures Photo".



Un petit bonus, comme un clin d'oeil au titre de ce billet, la chanson de la Reine des Neiges, mais... en grec!!!


vendredi 9 mai 2014

Magne et Laconie (3)


C'est le dernier jour de ces vacances du 1er Mai et le retour vers Athènes. Mais une journée qui réserve encore de bien beaux endroits à découvrir.

Tout d'abord Gythio qui avec ses 4000 habitants est la ville la plus important du Magne. Dans l'antiquité, Gytio (Γύθειο) servait de port à  Sparte qui se trouve dans les terres, à une quarantaine de kilomètres.
C'est aujourd'hui une charmante bourgade côtière, architecturalement beaucoup plus proche avec ses maisons néoclassiques de la Laconie que du Magne intérieur.












Un petit arrêt café pour profiter de la mer si claire et direction Sparte (Σπάρτη), l'autre grande Cité-Etat de l'Antiquité. Pour rafraîchir rapidement nos souvenirs scolaires, c'est ici.
Aujourd'hui Sparte est une petit ville de 18.000 habitants environ, au charme provincial. Elle est bâtie autour d'une grande avenue plantée de palmiers qui mène au monument commémorant la bravoure de Léonidas. C'est le chef-lieu de la Laconie.

 
                                                                                                                                          Photo internet
 

Pas de temple ou de théâtre antiques à visiter à Sparte. Mais nous y avons vu un musée très intéressant consacré à la fabrication de l'huile d'olive à travers les époques.








Un musée à taille humaine et vraiment bien conçu. 
Mais l'atout majeur actuel de Sparte, c'est sa proximité avec le site de Mystra (Μυστράς), un des sites les plus fabuleux de Grèce. 

On quitte Sparte par une petite route très verdoyante...



et cinq kilomètres plus loin s'élève au dessus de la plaine  une colline de 600 mètres où se trouvent les ruines de ce qui fut une ville de 40.000 habitants à son apogée.

Sur cette colline ce fut d'abord Guillaume II de Villehardouin, prince d'Achaïe, qui  fit bâtir en 1249 un château fort pour contrôler la région de Sparte alors détenue par les Francs.


Mais battu par les Byzantins en 1259, il dut leur remettre cette forteresse en échange de sa liberté.
La région est désormais gouvernée par les fils ou les frères des empereurs byzantins et toute la colline se  couvrr de maisons, d'églises, de palais, de monastères. Mystra est la deuxième plus grande ville -après Constantinople- de l'empire byzantin et le château de Villehardouin est la résidence secondaire de l'empereur.

Diffiicile d'imaginer ce qu'a dû être cette ville à son apogée à partir des seuls vestiges encore en place.
Mais l'escalade de la colline par les anciennes petites ruelles pavées reste un vrai moment de bonheur.



























On a beau monter, le château est toujours plus...loin!


Nous n'arriverons pas jusqu'à lui... 
On peut d'ailleurs aussi y accéder par une petite route qui évite de grimper toute la colline.
Mais il nous faut regagner Athènes et la visite de la forteresse sera pour une autre occasion.

Un dernier regard sur la colline et notre balade en Laconie et dans le Magne  et la porte se referme sur trois journées magnifiques.








mercredi 7 mai 2014

Un 1er Mai dans le Magne (2)



Cap au  sud pour ce second jour de balade dans le Magne. Premier arrêt dans le pittoresque village de Gerolimenas.  Construit au bord de la mer autour de son petit port naturel, il était autrefois le port le plus important du Magne central. Aujourd'hui l'endroit vit presque exclusivement du tourisme. Cafés et tavernes attendent leurs visiteurs ce 1er Mai.



  


 

 


 
Nous n'avons pas résisté à l'appel d'un bon "frappé" tout en regardant les enfants jouer sur les rochers


  



Dix kilomètres plus au sud, Vathia est peut-être l'exemple le plus abouti de ce que pouvait être un village maniote florissant au temps où la position stratégique de la péninsule favorisait le trafic maritime mais aussi la piraterie à laquelle se livraient certains de ses habitants.
Le clanisme était la règle et la puissance d'une famille se mesurait au nombre de ses édifices. C'est ainsi que Vathia était partagé entre quatre familles, chacune possédant son quartier avec une  tour de défense, des maisons, un pressoir à olives et une église flanquée d'un cimetière. 
La tour qui évolue en hauteur tout au long du 19ème siècle jusqu'à atteindre huit étages devient inutile au 20ème siècle, voire est démolie.

















La lecture la plus facile du village aujourd'hui est de constater qu'i y a une partie complètement inhabitable, une autre ancienne mais encore parfois  habitée en résidence secondaire et une troisième où l'on construit du neuf pour développer le tourisme devenu, avec l'olive, la seule ressource du Magne.







Une dizaine de kilomètres encore au dessus des eaux bleues...





...et nous arrivons au cap Ténare.




Là les Spartiates ont bâti un temple dédié à Posséidon transformé par la suite en chapelle sous l'empire byzantin.  


 


Là aussi les anciens plaçaient  l'une des entrées des Enfers.



Ce qui est certain c'est que se trouve à cet endroit le point le plus méridionnal de l'Europe continentale et que nous y avons rassasié nos estomacs affamés.



Nous sommes rentrés à Pyrgos Dirou par la côte Est de la péninsule, via Kokkala. L'occasion de voir d'autres villages, d'autres tours, quelques petits veaux, de très belles fleurs dans les jardins et des couronnes de 1er Mai ornant les maisons comme c'est de coutume en Grèce.








Pyrgos Dirou où nous résidions possède une plage en contrebas du village, des falaises et des grottes réputées. Heureusement pour moi (claustrophobie oblige) elles étaient fermées hors saison.


Sur l'esplanade toute proche nous avons pu voir que les femmes du Magne n'ont pas été en reste lors de la guerre d'indépendance de la Grèce.


Une journée bien remplie ne trouvez-vous pas? Il est temps de refermer la porte sur cette seconde journée!