samedi 8 décembre 2018

24 Heures Photo!

La forme primitive des agrumes serait apparue il y a 20 millions d'année en Malaisie!

On entend parler pour la première fois de l'orange il y a 2 200 ans, dans un manuscrit médical rédigé en sanskrit. Elle fut d'abord produite en Chine, sur les contreforts de l'Himmalaya.
Au IIe siècle après J.-C. l'orange est déjà cultivée en Afrique du Nord.

Ce n'est que vers l'an 1000 que l'orange arriva en Europe, à l'occasion des croisades. Mais il s'agissait d'oranges amères, fruits du bigaradier, qui se consomment surtout en marmelade ou confiture.

Les oranges que nous consommons aujourd'hui ont été importées par les Portugais au XVIe siècle de Ceylan et de Chine . Jusqu'au début du XXe siècle elles restèrent un fruit assez rare en France, souvent offert ou consommé seulement pour les fêtes de Noël.

Actuellement l'orange est, après la pomme, le fruit le plus consommé en France.
En Grèce, pays producteur, elle est probablement le fruit le plus populaire.
J'ai moi aussi mon petit oranger à Porto Rafti et je viens de cueillir mes 3 premières oranges cette semaine. 
Etant bien sûr non traitées, elles commençaient à s'abîmer.


Ce sera ma photo de la semaine pour les "24 Heures Photo" qui nous réunissent chez Patricia.


En évoquant mes 3 très modestes oranges, cela m'a fait penser à l'opéra de Prokofiev qui s'intitule "L'Amour des trois oranges".
En voici un petit extrait.



samedi 1 décembre 2018

Delphes et Livadia

Delphes est un tout petit village de Phocide, situé à 550 m d'altitude et essentiellement composé de restaurants, d'hôtels et de magasins de souvenirs. Les habitants permanents ne sont pas plus de 1500. Ce village accueille pourtant chaque année plusieurs centaines de milliers de visiteurs venant découvrir ou redécouvrir son fabuleux site archéologique. Mais en cette mi-novembre les rues étaient vides et les souvenirs sous clé!






Par contre le site et le musée étaient eux bien ouverts. Notre visite commença par le musée fondé en 1903 et plusieurs fois réaménagé. Je n'y étais pas allée depuis sa réorganisation et sa réouverture pour les J.O. de 2004.
Je l'ai trouvé effectivement beaucoup plus "aéré", mettant bien en valeur ses plus belles pièces. Toutes présentées également en français, ce qui est loin d'être le cas dans tous les musées grecs. Peut-être le devons-nous au fait que  l'Ecole française d'Athènes  lança le chantier des fouilles de Delphes à la fin du XIXe siècle?

Le contenu des 14 salles est répertorié chez notre "ami" Wikipédia et je ne le reprendrai pas ici.
Mais voici quelques photos personnelles, même si elles ne sont pas de très bonne qualité, l'usage du flash étant interdit. Les salles sont d'ailleurs baignées de lumière naturelle, mais notre visite ayant lieu en fin d'après-midi, la nuit tombait déjà... 


Le Sphinx ailé des Naxiens, datant de l'époque archaïque, mesure 2,40 m. C'était une offrande à Apollon des habitants de l'île de Naxos  et sur le site il se trouvait au sommet d'une colonne de 10 m.


                                            Les "kouroi" ("jeunes hommes"), Cléobis et Biton, sont des statues funéraires. 

"D'après Hérodote,  Cléobis et Biton jouissaient d’une vigueur physique qui leur avait valu plusieurs prix et l’on racontait d’eux cette histoire : lors de la fête d’Héra, dont leur mère était prêtresse, comme les bœufs tardaient à revenir des champs et que l’heure passait, les deux jeunes gens s’attelèrent au char de leur mère pour la conduire jusqu’au sanctuaire de la déesse, distant de huit kilomètres environ. Ce geste fut unanimement loué, et la prêtresse pria Héra d’accorder à ses fils la plus belle récompense qui soit. Et la récompense fut que les deux jeunes gens s’endormirent bienheureux et ne se réveillèrent jamais."


Sous la voie sacrée du site de Delphes fut trouvé ce taureau composé de plaques d'argent, sur une armature en bronze. Dans cette "réserve" étaient regroupés au Ve siècle av. J.-C. des ex-voto abîmés. Celui-ci a pu être partiellement reconstitué.


                            Partiellement reconstitué également le fronton du temple d'Apollon qui occupe le mur entier d'une salle.


Dans la salle 11 du musée sont entre autres  exposés le fameux "omphalos" dont je vous ai parlé dans mon billet précédent mais aussi une sculpture intitulée "les Danseuses de Delphes", qui inspira à Debussy le premier de ses préludes.


                                            Il faut attenre la dernière salle pour voir enfin la "star" du lieu, le fameux aurige en bronze.




Cette statue est un des rares exemplaires de statues en bronze qui nous soient parvenues de l'époque classique. Elle faisait partie d'un ensemble plus important qui comprenait le char, les chevaux et un serviteur. Il avait été offert à Apollon pour le remercier d'une victoire aux Jeux Olympiques. Mais seul le conducteur fut retrouvé, protégé du passage des siècles par un  éboulement après à un tremblement de terre. 

A côté de ces pièces majeures, le musée présente toute une collection de statues, de fragments de colonnes, de frontons, de petits objets, tous trouvés sur le site du sanctuaire.











Le lendemain matin c'est un ciel tout bleu qui nous attendait pour rendre notre visite du site de Delphes encore plus belle. Voici comment il se présentait dans l'antiquité et l'on se dit qu'il en reste malheureusement peu de choses. Mais ce qui reste est peut-être l'essentiel, c'est l'âme magique du lieu.


Le lieu choisi pour bâtir un sanctuaire d'abord dédié à la Terre mère (Gé) puis à Apollon est en effet très bien choisi. Il est accroché au versant inférieur sud du mont Parnasse et s'élève doucement contre lui de l'entrée jusqu'au stade.
Mais l'homme est rappelé à sa condition de simple mortel par les deux rochers qui s'élèvent en surplomb, les Phédriades.



                                                Suivant à notre tour la Voie sacrée, nous grimpons vers le temple d'Apollon.




                                                         Nous longeons les bases impressionnantes de monuments disparus.


Au détour d'un virage, on découvre le trésor des Athéniens. Il nous montre ce que pouvaient être ces ex-voto répartis dans tout le sanctuaire. Les "trésors" sont en fait de petites constructions contenant des objets précieux, le tout formant une offrande au dieu. L'érection d'un trésor est  aussi pour chaque cité le moyen de montrer sa richesse et sa puissance aux autres cités du monde hellénique avec lesquelles elles n'ont en commun que la langue, la religion et des alliances politiques de circonstance... 







                                                                          Puis, à mi pente, c'est l'arrivée au temple d'Apollon. 



Erigé au IVe siècle av. J.-C., le temple "actuel" est le troisième construit au même emplacement, après destruction des deux premiers. C'était un temple dorique périptère avec 6 colonnes en façade et 15 sur les côtés. La pythie rendait les oracles d'Apollon dans le naos du temple, la partie cachée aux yeux des fidèles.




Sur les murs du pronaos (le portique de la façade) étaient gravées des devises telles que « Connais toi toi-même », « Rien de trop », « Supporte et abstiens toi ». En surplomb du temple on trouve le théâtre dont vous apercevez les gradins sur la photo ci-dessous et le stade.



C'est le moment d'avouer que je n'ai pas grimpé plus haut, ayant visité Delphes à maintes reprises. Alors voici deux photos trouvées sur Internet pour vous inviter à être plus courageux que moi quand vous visiterez le sanctuaire. Le théâtre en vaut la peine, le stade peut-être un peu moins.





                                                      Nous avons repris la route d'Athènes en passant par Livadia et Thèbes.



Livadia est une ville de 22 000 habitants et c'est la préfecture de la région de Béotie. On y trouve notamment des usines de transformation du coton de la plaine voisine et des industries textiles. 

Livadia occupe une position stratégique sur la route entre l'Attique et la Grèce centrale et connut un passé assez agité. Un château médiéval construit par les Catalans en témoigne, lui qui changea plusieurs fois de mains.



La ville moderne n'a pas de charme particulier, à l'exception d'un quartier à l'atmosphère magique, précisément situé au pied du château. C'est le quartier calme et reposant de "Ta Kria".
Là coule la rivière Erkyna en multiples cascades, sous d'adorables petits ponts.







Erkyna était une nymphe, une divinité mineure de la nature et de la végétation.  Elle "vit" toujours dans sa rivière!









Une falaise surplombe le château et la rivière. On y devine une petite chapelle. Heureusement il existe le zoom pour mieux la distinguer. Ceux qui l'ont construite ont été bien courageux de transporter les matériaux tout là-haut!








samedi 24 novembre 2018

Adoptée! "24 Heures Photo"

Cette semaine notre petite Canelle a fêté ses 5 mois. Elle est née sur notre balcon où sa maman, chatte sauvage mais heureuse de se nourrir dans le bol toujours prêt pour elle, a choisi de lui donner la vie. Alors que sa maman -que nous avons fait stériliser depuis- n'a jamais voulu entrer dans la maison et ne vient que pour manger, un de ses petits bouts de chou a décidé de nous adopter.

Alors qu'elle av vécu à l'extérieur et avec sa mère depuis sa naissance, Canelle a décidé il y a un mois de nous adopter et d'adopter notre maison. C'est elle qui pleurait pour y entrer. 

Nous avons été un peu circonspects au début. D'abord pour ne pas perturber notre papy Rubens.

Pas évident d'avoir été fils unique pendant 18 ans et de voir arriver une petite soeur!!! Et nous, étions-nous prêts à avoir deux chats?


Rubens ne s'est pas montré enthousiaste et souffle encore un peu si elle s'approche trop près de lui. Mais il n'est pas perturbé. Quant à la petite Canelle, rien ne la déstabilise.
Elle va encore faire parfois un petit tour à l'extérieur mais ne s'éloigne jamais beaucoup.
Elle a choisi d'être un chat d'intérieur!

Voici un petit montage  photos de sa toute jeune vie.  
Ce sera ma participation de la semaine au rendez-vous de "24 heures Photo".






dimanche 18 novembre 2018

Le nombril du monde et 24 Heures Photo

Mardi et mercredi nous sommes allés profiter de deux journées ensoleillées dans un des endroits les plus visités de Grèce, Delphes. En cette saison les touristes sont infiniment moins nombreux mais tout de même présents. Surtout sur le site archéologique visité en début de matinée.

Delphes serait selon la légende le "nombril du monde" (omphalos en grec), car deux aigles lâchés par Zeus aux deux extrémités du disque terrestre  se seraient précisément retrouvés  à cet endroit.
Delphes est historiquement un sanctuaire panhellénique situé au pied du mont Parnasse et dédié au culte d'Apollon, particulièrement du VIIIe au VIe siècles av. J.-C. Le dieu s'y exprimait par l'intermédiaire d'oracles délivrés par la Pythie.

De tout ce passé glorieux du site, cette petite fille ne s'en souciait guère. Elle voyait dans  la base de cette colonne un bien joli socle sur lequel se hisser avec son doudou.
Je l'ai trouvée si mignonne que je l'ai choisie pour notre rendez-vous hebdomadaire chez Patricia.



Delphes est située à 185 km d'Athènes mais ce n'est pas de l'autoroute et il faut donc compter deux heures et demie environ.




Le début du trajet se fait en plaine et ne présente pas d'intérêt particulier. Sauf la présence des champs de coton. La Grèce concentre 80% de la production de coton de l'U.E., le reste étant produit par l'Espagne et la Bulgarie.
La majorité de la cueillette de coton était réalisée en cette mi-novembre,  le bord de la route remplie de fibres le prouvait! Mais nous avons pu apercevoir quelques retardataires.





Une vingtaine de kilomètres avant Delphes, la route commence à prendre de l'altitude et l'on est transporté dans un joli paysage de moyenne montagne.

Premier arrêt avant Delphes, le pittoresque village d'Arachova. Situé à 970 m d'altitude, il bénéficie de la présence voisine du mont Parnasse et d'une  station de ski, la plus importante de Grèce. 
C'est un village qui vit toute l'année grâce à la proximité de Delphes à partir de Pâques et à la présence de la neige en hiver!!







L'horloge du village se dresse fièrement sur son rocher tandis que l'église dédiée à la Vierge Marie est légèrement en contrebas.






Il vaut mieux avoir de bons mollets pour vivre dans un village de montagne.



Arachova se donne des airs de station cosmopolite avec ses cafés-bars où le champagne côtoie le tsipouro.


Pas mal d'enseignes ont choisi des noms anglais, italiens ou même français.


Mais les produits locaux sont aussi représentés, comme ces pâtes faites à la main.


 Arachova est prête pour la saison d'hiver malgré la température encore clémente. 





Nous n'avons fait qu'une halte à Arachova, le temps d'y déjeuner, et  rejoint le village de Delphes tout proche pour visiter le "nombril du monde". Nombril est un synoyme du mot "centre", mais sans... nombrilisme particulier. Pour désigner ce centre, les deux aigles auraient lâché cette pierre visible au musée de Delphes.



Je vous en dis davantage sur notre visite de Delphes dans un prochain billet, c'est promis.