samedi 11 août 2018

"24 Heures Photo"



Me voici revenue d'une dizaine de jours passés à Toulouse où, en ce début août, il a fait bien chaud  comme partout en France. Je n'ai pas trop souffert de cette canicule grâce à la climatisation. Mais je n'ai pas non plus fait beaucoup de photos, réduisant au maximum mon exposition au soleil (et aux moustiques) !

La chaleur m'a suivie en Grèce mais le bord de mer et le vent aident un peu mieux à la supporter.
Et comment résister au plaisir de retrouver et de photographier nos petites bouilles d'amour qui grandissent comme des champignons!

Ils ont 7 semaines et se débrouillent déjà très bien pour manger et aller dans leur litière. Tous les quatre sont aussi très joueurs et se laissent câliner.
Mais pas question de les séparer de leur maman qu'ils têtent encore et qui veillent bien sur eux.


Ce sera mon cliché de la semaine pour les "24 Heures Photo" qui nous rassemblent chez Patricia.
Je dédie plus particulièrement cette photo à son adorable petite Clochette qui a 2 mois de plus que nos bébés. A cet âge là, cela compte!




samedi 28 juillet 2018

"24 Heures Photo"


La semaine qui s'achève fut une semaine tragique pour la Grèce et on se sent démunis devant ces vies perdues ou marquées à jamais. 
Merci à vous tous amis de notre blog qui avez pris de nos nouvelles. Porto Rafti se trouve sur la même côte que le village de Mati qui a brûlé presqu'intégralement. Mais à une bonne vingtaine de kilomètres. 

Toutes les images de deuil et de désolation vues à la télévision ne m'ont guère donné envie de sortir mon appareil photo cette semaine.
Mais comme je voulais être au rendez-vous de Patricia, j'ai photographié avec mon smartphone une petite réalisation au tricot terminée tout récemment.

Pour la première fois de ma déjà longue vie, je me suis mise au tricot cet hiver. Adolescente, j'avais touché à la broderie, au crochet, à la tapisserie en compagnie de ma mamie chérie. 
Mais le tricot ne m'avait pas attirée. 
Puis la vie professionnelle arrivant, tout a été soigneusement rangé... aux oubliettes!

Mais cette hiver j'ai eu des envies d'écharpes toute douces et grâce aux tutoriels, je me suis lancée.
En me baladant sur les sites de tricot, j'ai vu que plusieurs associations redistribuaient de la layette dans les hopîtaux ou à des mamans en foyer.

Pour la layette, je ne suis pas encore assez douée. Mais comme des couvertures sont aussi demandées pour des berceaux ou des landaus, je me suis attelée à ma première petite couverture (65 x 80 cm).
Toute simple bien sûr, point mousse tout autour et jersey au centre. Il ne me reste plus qu'à l'expédier.




Pour les enfants un peu plus grands et pour leur faire connaître de très belles histoires, je vous invite à aller faire un petit tour chez notre amie Edith du blog "Sous mon arbre". Edith n'arrive plus à envoyer à ses abonnés une alerte lorsque l'un de ses post paraît. Ah, l'informatique!


samedi 21 juillet 2018

Balade au Lac de Garde

Je ne connais pas les lacs italiens. Etre aussi près de l'un d'eux lorsque nous étions à Vérone et ne pas aller y jeter un coup d'oeil, impossible.

Le Lac de Garde, le plus grand des lacs italiens, n'est qu'à une trentaine de kilomètres de Vérone.
On s'y rend par une jolie petite route à deux voies qui file au milieu des vignobles. On y produit un vin rouge sec, le Valpolicella.




C'est en arrivant à Peschiera el Garda, petite station balnéaire, que j'ai découvert le lac.


                                                                                                                                                                       Photo du Net

Là, un petit choc! Il semble n'avoir pas de limite. Serions-nous arrivés au bord de la mer sans nous en rendre compte?


Il faut dire qu'avec ses 370 km², le Lac de Garde fait 3 fois et et demi la surface de l'île de Mykonos récemment visitée (on a les comparaisons que l'on peut!). C'est le plus grand des lacs italiens et sa profondeur peut atteindre 346 mètres.

A Peschiera nous ne nous sommes pas attardés et je me souviendrai surtout du port et de la grande variété de palmipèdes!





Nous avons pris un bateau taxi pour rejoindre Sirmione, centre touristique renommé.



Nous aurions pu le faire par la route mais c'était plus agréable d'y arriver par le lac et surtout de pouvoir ainsi contourner toute la presqu'île au bout de laquelle la ville est bâtie.
Sirmione n'est pas très éloignée de Peschiera mais la première est en Lombardie quand l'autre, comme Vérone, est en Vénétie.



Le pilote du bateau m'a un peu fait penser à ... Popeye!



Arrivés à Sirmione, nous avons d'abord fait le tour de la station en bateau avant d'accoster.











Nous voyons ici le principal établissement thermal. Il est alimenté par une source sulfureuse d'origine volcanique.
On aperçoit derrière les thermes la résidence secondaire de Maria Callas (la maison jaune) à l'époque où elle vivait à Vérone, dans les années 50.


Il ne doit pas être désagréable de vivre dans ces résidences pieds dans l'eau ou dans ces maisons aux beaux jardins!






En arrivant à l'extrémité de la presqu'île, on découvre les "Grottes de Catulle". Un nom tout à fait trompeur. Il ne s'agit pas du tout de grottes mais des ruines d'une villa romaine (1er siècle avant J.-C.) Le terme de "grottes" date du XVe siècle, avant les fouilles, à une époque où le site non dégagé, évoquait une grotte. L'appelation est restée. 

De même il n'est pas certain que cette maison fut habitée par le poète Catulle. Il dit dans l'un de ses poèmes avoir eu l'occasion de résider à Sirmione, peut-être d'ailleurs sa ville natale. Mais il n'existe aucune preuve que ce soit précisément dans cette "domus".




Nous avons abordé juste à l'entrée du château médiéval de Sirmione après en avoir franchi les douves alimentées de l'eau du lac.











Le château est si bien conservé, si "propre", que l'on dirait presqu'un décor de théâtre!





Même si Sirmione est au nord de l'Italie, tout y respire le sud...











Il fait très chaud ce jour là et les magasins de glaces sont pris d'assaut. Ils sont très nombreux et l'on y trouve même des glaces vegan.



On découvre des dizaines de parfums différents mais aucune "glace à l'italienne", cette glace molle qui sort d'une machine réfrigérée. Normale c'est une invention américaine. De même que vous ne trouverez pas de "champignons à la grecque" en Grèce (ni en boîte, ni autrement!) , les "glaces à l'italienne" n'existent pas en Italie. 

 ♪ Arrivederci Sirmione ♪

mercredi 18 juillet 2018

Encore un peu de Vérone

Vérone ne se résume pas aux trois places que je vous ai montrées précédemment, même si elles concentrent un grand nombre de ses  monuments remarquables.
Allons donc faire un petit tour dans la vieille ville pour en découvrir quelques autres.



Voici le Castel Vecchio. C'est le plus grand témoignage d'architecture médiévale civile de Vérone. Adossé au fleuve, il fut à la fois demeure et forteresse pour la famille Scaligeri, dynastie qui gouverna Vérone durant plus d'un siècle.


Le Ponte Vecchio permettait un accès au château par ce qui était alors encore la campagne. Il était aussi un moyen de le fuir en cas de révoltes dans la ville. C'était en quelque sorte un pont privé, l'accès normal au château se faisant côté sud, par le pont levis.


Une nuée de bambini a précisément envahi le pont tandis que nous le visitions. Des envahisseurs bien pacifiques!











Juste à côté du Castel Vecchio se dresse l'Arc de Gavin, un arc de triomphe érigé au premier siècle après J.-C. 
La "Gavia Gens" aurait été la plus illustre famille romaine habitant Vérone à cette époque là. 


Un autre célèbre pont emjambe l'Adige, le Pont de pierre. Long de 95 m, il est constitué de 5 arches. En marbre blanc pour la partie de l'époque romaine (son unique métériau à cette époque là), il était en brique rouge pour la partie reconstruite à l'époque médiévale.
Quatre des arches furent détruites par les troupes allemandes en 1945 et le pont fut en partie reconstruit avec des pierres trouvées dans le fleuve. Ce qui explique son aspect assez "hétéroclite"!


Ce pont fut le premier de Vérone. Lui aussi permettait de passer de la campagne à la ville.



Les maisons qui bordent l'Adige et le pont sont bien jolies avec leur verdure.



Et nous entrons dans ce qui à notre époque est devenue la ville historique.




Près du pont de pierre, au nord de la ville ancienne, se trouve les deux églises les plus impressionnantes de Vérone, la cathédrale (Duomo) et la basilique Sainte Anastasia.

La cathédrale est enchâssée dans les maisons voisines et il est impossible d'en photographier l'ensemble. Sa façade se découvre depuis une petite place. Mais on n'y pénètre pas par l'entrée principale mais par une porte latérale située à proximité du campanile resté inachevé.








Erigé sur l'emplacement de basiliques paléochrétiennes, l'actuel Duomo a été consacré en 1187.





L'intérieur de la cathédrale est composée de trois nefs soutenues par des piliers massifs. On ressent une impression d'immensité et tout semble un peu surdimensionné.

C'est le cas des fonts baptismaux, de plan octogonal, réalisés vers 1200. De style vénéto-byzantin, ils sont formés de huit pans sculptés en bas-relief.



Même les bénitiers sont de grande taille!



Deux orgues se font face.



Que dire des fresques imposantes qui ornent la conque de l'abside et qui évoquent des épisodes de la vie de la Vierge?



Tout est immense, impressionnant et ...impossible à photographier de façon à rendre les impressions ressenties.
La petite église Sainte Eléna fait partie du complexe d'édifices rattachés à la cathédrale tout comme le palais de l'Archevêché.



A quelques centaines de mètres de la cathédrale se trouve la basilique Sant' Anastasia, la plus grande église de Vérone.
Elle aussi est si bien enchâssée dans l'habitat voisin que l'on ne peut voir l'intégrité du bâtiment qu'en prenant de la hauteur. Ici du haut de la Tour Lamberti.


                                                                                                                                                                        Photo du Net

Cette basilique fut construite entre 1290 et 1481 par les Dominicains sur les restes d'une église plus ancienne dédiée à Sainte Anastasia. Elle en conserva le nom.
Le revêtement de la façade demeura inachevé et ne fut réalisé que pour la partie inférieure où s'ouvre le beau portail à double ogive, aux décorations en marbres de couleurs.





L'intérieur est divisé en trois nefs séparées par des colonnes en marbre rouge de Vérone à la base, parfois encore ornées de fresques.



Les bénitiers sont très originaux, soutenus par des "bossus".





J'ai trouvé très émouvant que le sol soit toujours le sol original du XVe siècle. Combien de pieds l'ont foulé depuis? Il en porte l'usure.
Ses trois couleurs rappellent pour le blanc et le noir celles des moines dominicains, pour le rouge Saint Pierre de Vérone,  auquel l'église est aussi dédiée.







De chaque côté de la nef, on ne compte plus les rétables, les chapelles, les autels qui sont autant d'oeuvres méritant l'attention du visiteur.
Je me contenterai de trois exemples.

Voici au-dessus de l'autel de Saint Thomas d'Aquin un chef d'oeuvre de Girolamo dei Libri, la Vierge à l'Enfant, entourée de Sait Augustin et de Saint Thomas d'Aquin.




Il y a aussi au-dessus de l'arc de la chapelle Pellegrini un chef d'oeuvre de Pisanello, Saint Georges délivrant la princesse.



Voici enfin la chapelle du Rosaire avec son élégante architecture des XVIe et XVIIe siècles.




Il serait dommage de ne pas lever la tête avant de partir pour admirer les motifs végétaux stylisés qui ornent son ensemble.



On y voit aussi à intervalles réguliers les armoiries de Vérone, une croix jaune sur fond bleu.



En sortant de Sant'Anastasia, on remarque sur notre droite immédiate une église du XIVe siècle, San Pietro Martire, église généralement fermée au public.
On remarque aussi l'arche du tombeau de Guglielmo di Castelbarco (1320), préfiguration des arches des tombeaux des Scaligeri.



A mi-chemin entre la piazza Sant'Anastasia et la piazza Bra, se trouve l'attraction que personne ne veut manquer lors d'une visite de Vérone, la maison de Juliette et le fameux balcon par lequel la rejoignait Roméo.

Ce n'est pas une histoire réelle qui inspira William Shakespeare quand il écrivit à la fin du XVIe siècle la tragédie mettant en scène les "Amants de Vérone". Il existait des sources beaucoup plus anciennes.

C'est à partir du XIXe siècle seulement, le romantisme aidant,  que l'on situa la maison de Juliette dans une maison du XIIe siècle située via Capello (Capulet?).


En 1905 la maison est aménagée en musée, on y installe des meubles, des tableaux, des gravures.
A la fin des années 1930, la création du balcon vient parachever le tout.




Mais les mythes sont plus fort que tout et c'est une énorme foule qui envahit à toute heure la minuscule cour de la maisonde Juliette. Les murs du porche qui y mène sont couverts de petits mots et de graffitis. Qui ne manquent pas de monter sur le balcon pour se faire photographier.





J'ai trouvé touchant de voir que ce sont essentiellement des jeunes qui se pressent dans la cour et dans le bâtiment. Selfies et romantisme font bon ménage!


Pour terminer ce billet, voici deux adresses internet qui vous en diront davantage et avec des photos professionnelles sur le Duomo et la basilique Sant'Anastasia.

https://www.chieseverona.it/it/le-chiese/la-basilica-di-santa-anastasia
https://www.chieseverona.it/it/le-chiese/il-complesso-della-cattedrale

Bonne lecture sur ces deux sites à tous les passionnés d'art!