C'est le dernier jour de ces vacances du 1er Mai et le retour vers Athènes. Mais une journée qui réserve encore de bien beaux endroits à découvrir.
Tout d'abord Gythio qui avec ses 4000 habitants est la ville la plus important du Magne. Dans l'antiquité, Gytio (Γύθειο) servait de port à Sparte qui se trouve dans les terres, à une quarantaine de kilomètres.
C'est aujourd'hui une charmante bourgade côtière, architecturalement beaucoup plus proche avec ses maisons néoclassiques de la Laconie que du Magne intérieur.
Un petit arrêt café pour profiter de la mer si claire et direction Sparte (Σπάρτη), l'autre grande Cité-Etat de l'Antiquité. Pour rafraîchir rapidement nos souvenirs scolaires, c'est ici.
Aujourd'hui Sparte est une petit ville de 18.000 habitants environ, au charme provincial. Elle est bâtie autour d'une grande avenue plantée de palmiers qui mène au monument commémorant la bravoure de Léonidas. C'est le chef-lieu de la Laconie.
Pas de temple ou de théâtre antiques à visiter à Sparte. Mais nous y avons vu un musée très intéressant consacré à la fabrication de l'huile d'olive à travers les époques.
Un musée à taille humaine et vraiment bien conçu.
Mais l'atout majeur actuel de Sparte, c'est sa proximité avec le site de Mystra (Μυστράς), un des sites les plus fabuleux de Grèce.
On quitte Sparte par une petite route très verdoyante...
et cinq kilomètres plus loin s'élève au dessus de la plaine une colline de 600 mètres où se trouvent les ruines de ce qui fut une ville de 40.000 habitants à son apogée.
Sur cette colline ce fut d'abord Guillaume II de Villehardouin, prince d'Achaïe, qui fit bâtir en 1249 un château fort pour contrôler la région de Sparte alors détenue par les Francs.
Mais battu par les Byzantins en 1259, il dut leur remettre cette forteresse en échange de sa liberté.
La région est désormais gouvernée par les fils ou les frères des empereurs byzantins et toute la colline se couvrr de maisons, d'églises, de palais, de monastères. Mystra est la deuxième plus grande ville -après Constantinople- de l'empire byzantin et le château de Villehardouin est la résidence secondaire de l'empereur.
Diffiicile d'imaginer ce qu'a dû être cette ville à son apogée à partir des seuls vestiges encore en place.
Mais l'escalade de la colline par les anciennes petites ruelles pavées reste un vrai moment de bonheur.
On a beau monter, le château est toujours plus...loin!
Nous n'arriverons pas jusqu'à lui...
On peut d'ailleurs aussi y accéder par une petite route qui évite de grimper toute la colline.
Mais il nous faut regagner Athènes et la visite de la forteresse sera pour une autre occasion.
Un dernier regard sur la colline et notre balade en Laconie et dans le Magne et la porte se referme sur trois journées magnifiques.