lundi 5 mai 2014

Petit voyage dans le Magne (1)


Le 1er Mai aura le goût du Magne cette année pour nous. Un petit périple de trois jours sous un ciel parfois changeant mais sans une goutte de pluie et avec juste ce qu'il fallait de chaleur pour pouvoir se promener en manches courtes.

Le Magne est une région de la Grèce, le doigt central du Péloponnèse pour faire plus simple! 




Partis d'Athènes, nous avons d'abord roulé vers Corinthe sur une belle route à quatre voies.




Une fois franchi le canal de Corinthe, direction Tripoli puis Sparte. On longe alors la chaîne du Taygète et de ses 2404 mètres (o Ταΰγετος). Il reste encore quelques traces de neige.




Notre hôtel est dans le bourg de Pirgos Dirou, pas très loin de l'extrémité du Magne, à une cinquantaine de kilomètres de Sparte.




Hôtel couleur local installé dans de vieux bâtiments rénovés, chambre couleur locale elle aussi. Pas très grande mais bien assez pour y dormir!







On y laisse les valises pour commencer à explorer un peu la région.

Remontant vers le nord, nous commençons par visiter Aréopolis (Αρεόπολη), la ville d'Arès (Mars chez les Romains). C'est une des deux principales bourgades du Magne. Elle revendique l'honneur d'avoir été au point de départ du soulèvement de la Grèce contre l'occupation turque. Tout le Magne reste d'ailleurs très marqué par le souvenir de la guerre d'indépendance en 1821 et l'on y voit partout ce drapeau proclamant "la victoire ou la mort".


                                              Image internet



Aréopolis c'est une rue principale avec tous ses commerces et une belle place bordée de cafés et de restaurants. Ce sont aussi de très vieilles églises et des petites ruelles où se côtoients des maisons éboulées et des maisons restaurées.













La modernité y côtoie le passé.

La seule richesse de la région c'est l'olive. Certaines sont presqu'aussi grosses que des noix!



Nous continuons à monter vers le nord, laissant Aréopolis derrière nous. Si vous m'avez suivi jusque là, vous allez connaître la raison "cachée" de ce périple maniote.

Depuis toujours mon imaginaire a été nourri par ces Grecs  venus en Corse et qui ont fait souche à Cargèse. Quel visiteur n'a pas été intrigué par les deux églises qui se font face dans ce village, l'une catholique, l'autre orthodoxe et ne s'est pas fait conter leur histoire?


                                                                                                                      Image Internet
Pour connaître l'histoire complète de ces Grecs qui choisirent l'exil et aboutirent en Corse, c'est ici.


Pour faire (un peu) plus court, 800 personnes du village d'Oitylo (prononcer Itilo) demandèrent au 17ème siècle à Gênes de les accueillir afin de ne plus être sous la domination ottomane. Gênes accepta moyennant rétribution et les installa dans sa colonie de Corse. Tout se passa bien jusqu'au moment où les Corses se révoltèrent une fois encore contre Gênes. N'ayant pas l'appui des Grecs reconnaissants envers les Italiens, les Corses détruisirent leur village (Paomia) et la colonie grecque se réfugia pour de longues années à Ajaccio. Vous y connaissez peut-être "la Chapelle des Grecs". 
C'est en 1774 seulement, alors que l'île est devenue française depuis 5 ans, que les Grecs sont autorisés à s'installer à Cargèse dont ils font quadrupler la population autochtone.
Depuis lors tout le monde vit en bonne intelligence mais les descendants de ces Grecs d'Oitylo n'ont pas abandonné leur religion ni oublié leurs racines et il y a encore très régulièrement à Pâques des échanges entre les deux villages.

Voici donc Oitylo que je souhaitais tant voir. Dans la montagne, le village. En contrebas sa plage.



















En voyant Oitylo, on comprend pourquoi les premiers Maniotes n'ont pas dû être trop dépaysés en Corse. 

Mon seul regret, ne pas avoir pu photographier correctement la plaque commémorative installée par Cargèse et Oitylo en 1991 sur la place du village, qui rappelle l'histoire de ces Maniotes exilés. La lumière m'était hostile et la dorure des lettres un peu effacée par endroit.



A très bientôt pour la suite de notre voyage dans le Magne.





samedi 3 mai 2014

Il a du piquant! - Photo de la semaine 93


Un coucher de soleil au milieu des figuiers de Barbarie, voilà qui ne manque  effectivement pas de piquant(s)!
Des figuiers de Barbarie nous en avons beaucoup vus ce 1er Mai passé dans le Magne de Laconie, une région du Péloponnèse.





Je suis sûre que vous verrez beaucoup d'autres photos pleines de "piquant" et de fantaisie chez les amis d'Amartia que vous trouverez ici!




Si vos souvenirs de géographie sont un peu lointains, voici où se trouve le Magne de Laconie. De cette région je vous reparlerai très bientôt bien sûr!










samedi 26 avril 2014

Photo de la semaine 92


"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée" affirme le titre de la comédie d'Alfred de Musset!

J'aurais envie de répondre: "Pas forcément!  Elle peut aussi bien être ouverte que fermée quand elle ne mène nulle part et ne sert à rien!"

 

 

Ce sera ma photo de la semaine,  prise à Kéa il y a juste quelques jours.

Les autres participants, vous les  trouverez ici, chez Amartia. 

 


jeudi 24 avril 2014

Retour à la nature


Une fois de plus nous avons "hissé nos couleurs" (en toute modestie!!!) à Kéa. Il faut bien signaler notre présence aux bateaux qui passent au large...




Plus sérieusement,  nous avons pris un bon bain de nature durant toute une semaine, à défaut d'un bon bain de mer. Elle était pourtant bien tentante notre Méditerranée... Jusqu'aux genoux, cela allait! Mais ensuite...




Pourtant à Kéa il y a de grandes plages comme celle de Sikamia (ci-dessus) mais aussi des petites plages pour ... deux!




Il y a des villages blancs et de minuscules ruelles...







...mais aussi des maisons en pleine campagne, résidences seondaires pour certaines mais où vivent encore de "vraies" mamies pour d'autres.







Les papies ne sont pas en reste et cultivent leur petit jardin.




Il y a davantage de pierre et de roche que de terre à Kéa, mais c'est un matériau que j'aime.










La faune et la flore ne cessent de m'émerveiller comme cette barge rousse ou ces fleurs de ciste cotonneux.
 















Les traditions à Kéa sont les mêmes qu'ailleurs en Grèce. Mais dans une simplicité qui me plaît.
Comme ce bon pain propre à Pâques et cuit au feu de bois.





Comme la célébration de l'Epitaphios le soir du Vendredi Saint où le pope n'est pas tout "doré" et où les autorités  militaires se résument à cette jeune policière (petit clin d'oeil à Amartia).



Comme la simplicité de ce récital de chansons kéotes par trois des musiciens de l'île. Kéa est d'ailleurs très fière de compter une cinquantaine de musiciens professionnels pour ses 2000 habitants. C'était le soir de Pâques dans une taverne "perdue" dans la campagne ... 






mais où s'étaient donné rendez-vous de nombreux Kéotes, dont beaucoup de jeunes.

 


 



La fête est finie et le retour en ferry c'était hier.
Un peu de nostalgie bien sûr mais le 1er Mai sera l'occasion d'autres belles découvertes...