Affichage des articles dont le libellé est couverts. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est couverts. Afficher tous les articles

samedi 9 novembre 2019

Balade en Ariège et "24 heures Photo"!

Nous avons profité d'une petite fenêtre météo lundi dernier et de quelques heures de ciel bleu pour aller nous balader en Ariège, département voisin de celui de la Haute-Garonne.
J'ai tout de suite pensé à notre rendez-vous chez Patricia en voyant toutes ces noix mises à sécher chez un particulier. Oui Patricia, il y en a moins que lors de ta récolte mais nous n'étions pas en Isère!!



L'Ariège est un département adossé à l'Espagne, composé de larges paysages vallonnés au piémont des Pyrénées mais aussi de sommets de 3000 m.


Notre choix s'est porté sur la petite ville de Mirepoix, dans le pays d'Olmes et Pyrénées cathares.

Le marché qui s'y tient chaque lundi nous a semblé un argument supplémentaire pour choisir ce bourg médiéval de 3 000 habitants permanents.
Le nom de Mirepoix apparaît pour la première fois au Xe siècle, dans une charte donnée à ses habitants par le Comte de Foix. Mirepoix signifie en occitan "d'où l'on regarde les poissons". Sans doute à cause de son premier emplacement au bord de la rivière de l'Hers-Vif. Le blason rappelle la signification du nom.


Fief important du catharisme, la ville fut reprise par Simon de Montfort au début du XIIIe siècle puis détruite par une crue. Elle fut alors reconstruite plus en hauteur, selon les plans des bastides du Sud-Ouest. 


Nous entrons dans l'enceinte de la ville par la porte d'Aval (XIVe siècle). Il y avait quatre portes à l'origine, mais seule celle-ci subsiste de nos jours.
Côté extérieur...


 ...et côté intérieur.


Toutes les rues mènent à la grande place où l'on peut encore admirer les maisons à colombages sur galerie de bois. Des piliers soutiennent les façades.






Cette galerie de bois appelée "couverts" fait le tour de la place et protège du soleil comme de la pluie  les acheteurs qui déambulent devant les boutiques.


 


Quant au marché ou aux diverses manifestations, ils sont abrités par une halle qui n'occupe pas l'ensemble de la place. Celle qui existe actuellement date de 1885.



Voici la place sans le marché pour mieux la voir.

                                                                                                                                                                          Photo Internet
La halle n'occupe pas l'ensemble de la place mais le marché lui s'étend partout, jusqu'au pied de la cathédrale.






Lorsque Simon de Montfort s'empare de Mirepoix en 1209, avant la crue destructrice, il met la toute petite église et la ville sous la protection de Saint-Maurice.
Lorsque l'église sera reconstruite sur l'autre rive à partir de 1298 , elle gardera le même protecteur.
Son édification s'étale sur six siècles jusqu'au monument actuel.







L'église deviendra rapidement cathédrale, Mirepoix étant siège d'un diocèse.Elle fut agrandie de manière significative au XVe siècle et fut alors dotée de son clocher et de la flèche très aiguë qui porte à 60 m la croix terminale, la plus haute du département. 





La porte renaissance date aussi de cet âge d'or pour le bâtiment.



Puis la cathédrale connut des jours difficiles au XVIIIe siècle à cause des pillages de la Révolution et surtout de la suppression de l'évêché de Mirepoix.

Elle sera restaurée au milieu du XIXe siècle à l'initiative de Viollet-le-Duc. En 1860, la nef est encore élargie, ce qui la porte à 21,40 m. C'est la nef  unique la plus large dans le style gothique languedocien. 




L'orgue de la cathédrale a été réalisé en Allemagne en 1891. Il n'a jamais été restauré et en est d'autant plus précieux. Il a été classé comme monument historique.


Nous terminerons la visite par quelques vitraux.





Nous quitterons Mirepoix en début d'après-midi, alors que le ciel commençait à devenir menaçant.
Mais la balade en Ariège n'était pas pour autant terminée...