A une quarantaine de kilomètres d'Athènes, sur la côte Est de l'Attique, se trouve un site archéologique assez peu fréquenté par les touristes et par les Grecs. Sans doute "victime" des projecteurs braqués sur l'Acropole, Delphes ou Epidaure, il n'en mérite pas moins d'être connu et visité.
Je n'ai vu le site cette semaine que de l'extérieur, le temps de quelques photos, mais je vais très vite retourner le visiter et découvrir aussi le petit musée attenant. Il s'agit du site de Brauron (Vravrona en grec) sur lequel sont édifiés un temple dorique du VIème siècle avant J.C. et sa stoa dédiés à la déesse Artémis, déesse de la chasse et de la chasteté. Mais le sité était déjà consacré à Artémis depuis plusieurs siècles, à l'époque mycénienne et peut-être plus anciennement.
Ce temple est érigé dans un lieu très bucolique et toujours préservé. On y ressent un grand sentiment de douceur, particulièrement en cette saison automnale.
C'est aussi un lieu où l'imagination peut vagabonder. Brauron aurait compté Iphigénie, la fille d'Agamemnon et de Clytemnestre, parmi ses prêtresses. La légende dit en effet qu'après avoir exigé d'Agamemenon -qui l'avait offensée- le sacrifice d'Iphigénie pour que les vents soufflent et que la flotte des Achéens puisse partir vers Troie, la déesse aurait substitué une biche à la jeune fille au moment fatal et emmenée en Tauride, sur les bords de la Mer Noire, pour devenir sa prêtresse.
Des années après, Oreste aurait, selon Euripide, ramenée sa soeur en Attique. Celle-ci serait demeurée prêtresse d'Artémis à Brauron précisément, jusquà la fin de sa vie...
Qu'ont photographié les autres participants de "24 heures, Photo", vous le découvrirez ici, chez notre amie Patricia.

