lundi 15 juillet 2019

La Photo du Mois (15 juillet)


Le thème choisi par Ferdy Pain d'Epice pour la Photo du 15 du mois est pour juillet "Bâtisse(s) abandonnée(s)" (http://ferdypaindepice.com).
Un thème qui ne pouvait mieux tomber car des bâtisses abandonnées, j'en ai vu des dizaines à Malte au cours de la semaine que je viens d'y passer.
Un vrai crève-coeur de voir côte à côte de beaux bâtiments anciens abandonnés et des immeubles de 15 étages érigés à tour de bras.

Mais laissons parler la photo.


Pour voir d'autres demeures abandonnées, une petite visite chez les autres participants est la bienvenue.




samedi 13 juillet 2019

Les 3 cités (Malte)

Puisque nous étions dans la ville basse de La Valette, restons au port et prenons une barque traditionnelle pour aller visiter trois villes fortifiées qui font face à la capitale et que l'on appelle "les 3 Citées": Vittoriosa (ou Il Birgu), Cospicua (ou Bormia) et Senglea (ou El Isla).

                                                                                                                                                                                                                                                                              Photo Internet
Les Trois cités ont été les premiers lieux investis par les Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean lors de leur arrivée à Malte en 1530. C'est là que les Chevaliers soutinrent l'assaut contre les Turcs en 1565 avant de se déplacer l'année suivante de l'autre côté du port, à La Valette, qui tient son nom de Jean de Valette, grand maître de l'Ordre. Les Chevaliers restèrent souverains de Malte jusqu'en 1798 et l'intervention d'un certain... Bonaparte. 

On peut rejoindre les 3 Cités par la route, en ferry ou grâce à une barque traditionnelle appelée dghasja. Le trajet direct ne coûte que 2€ et pour quelques euros de plus on fait une jolie balade le long des fortifications avant d'accoster à Vittoriosa.







 La conception de ces petits bâteaux remonterait à l'époque phénicienne.
A l'origine ils étaient propulsés à la rame par un homme debout à l'avant et rappelaient les gondoles. Mais aujourd'hui les rames ne servent qu'au moment d'accoster et il y a un petit moteur.
Ce jeune homme semble pourtant vouloir maintenir la tradition!!!


La traversée est très agréable, on se fait un peu mouiller mais on sèche aussi vite.



On laisse derrière soir le fort Saint-Elme (Sant'Ermiu) bâti en 1552 à l'extrémité de La Valette. Un endroit idéal pour surveiller les entrées dans la rade.





Le fort Saint-Elme est à l'extémité gauche sur la photo et en face ce sont les fortifications des 3 Citées.


La forteresse Saint Angelo de Birgu (Vittoriosa) est très impressionnante. Surtout vue de notre frêle embarcation! La première mention de ce fort remonte au Moyen-Age.


De près, le fort Saint-Ange garde de belles proportions. Très abîmé durant la seconde guerre mondiale par des bombardements, il a fait l'objet d'une très belle restauration.


Nous nous engageons maintenant dans l'étroit  bras de mer entre Senglea (El Isla) et Birgu. De Senglea nous ne verrons que la façade maritime. Nous ne sommes pas allés visiter cette toute petite ville, la plus petite de Malte en superficie mais aussi la plus dense en population de toute l'Europe au début du XXème siècle. 
Nous longeons seulement la ville dans notre petite embarcation.





Puis voici Isla photographié depuis Birgu. On voit combien l'habitat est dense. Malheureusement beaucoup de maisons ont été abandonnées après les bombardements de la seconde guerre mondiale et n'ont pas retrouvé de propriétaires par la suite.




L'utilisation du front maritime par un club de yatching a toutefois eu comme effet bénéfique la rénovation de quelques maisons. On aperçoit de jolies  façades restaurées aux bow-windows colorés.



                C'est à Birgu que nous avons accosté. 



Lorsque les Chevaliers hospitaliers arrivèrent au XVIème siècle à Malte, ils firent de Birgu la capitale de l'archipel.
Avant de passer sur l'autre rive et de fonder La Valette.
Birgu a elle aussi perdu beaucoup de ses habitants au cours du XXème siècle et n'est plus qu'un gros village de 2600 âmes.  Mais la cité continue à bénéficier d'une certaine activité grâce au port de plaisance. Des bâteaux qui n'ont rien à envier à ceux des autres "rivérias" européennes. D'ailleurs Birgu est jumelé avec Saint-Tropez.




Mais pas de vie nocturne à Birgu ni de jet set et le bourg a gardé tout son charme ancien.
A proximité de la Marina se dresse l'église Saint-Laurent. C'est la première église conventuelle qu'utilisa l'Ordre de Malte. Elle était malheureusement fermée lors de notre passage.


Le bourg s'étend à l'arrière du port et de l'église. Je l'ai trouvé très agréable et donnant encore une belle image de ce qu'a dû être Malte. Les maisons sont entretenues avec soin, les portes sont bien peintes, avec de jolis heurtoirs. Tout est propre et calme et curieusement les touristes ne sont pas très nombreux. Mais tant mieux!

La grande place où se regroupent les petits restaurants.




                     Quelques petites rues ou façades photographiées au hasard durant notre balade...












A bientôt pour d'autres découvertes maltaises!







mardi 9 juillet 2019

Une semaine maltaise

Je me croyais dotée d'une certaine expérience, si ce n'est de la vie, du moins de la météo!!! Il faut croire que l'on peut être "sexa" et encore naïve au point de croire que la température sera relativement clémente en début d'été dans un pays situé plus au sud que la Crète.
Clémente la température maltaise ne le fut pas et oscilla toute la semaine entre 32 et 36°. Ce qui n'est pas idéal pour visiter.

Je croyais aussi que l'afflux touristique ne serait pas encore à son pic puisque nous n'étions pas  en période de vacances scolaires. Et bien si, il y avait déjà beaucoup de monde. Il faut dire que la République de Malte, c'est vraiment un tout petit état. 316 km² pour l'ensemble de l'archipel et 450 000 habitants. Ce qui en fait le 5ème état le plus peuplé au monde, sans compter les touristes, 2 millions et demi par an!!!. Quand la Corse compte 330 000 habitants pour 8700 km².

L'habitat et la circulation sont donc particulièrement denses, surtout sur Malte. Gozo est un peu plus épargnée. 


                                                                                                                                                                        Photo Internet

Malte se situe à une heure et demie d'Athènes, un gros saut de puce. La conduite à gauche avec une voiture de location nous laissant "dubitatifs", nous avons fait le choix de nous déplacer en bus et en taxi. Bonne surprise pour les taxis. Il existe en plusieurs endroits des guichets affichant le prix selon la destination. On règle avant le départ.

Notre hôtel, choisi un peu au hasard pour sa situation centrale, ne nous a pas déçus. Certes il était dans une zone résidentielle et sans commerces de proximité. Mais c'était agréable de retrouver un peu de calme après des journées bien remplies.  Une navette gratuite permettait plusieurs fois par jour de rejoindre La Valette mais aussi Sliema et San Julians, la "Riviera maltaise".


                                                                                                                                                                         Source internet
Nous résidions à San Gwann. Une petite ville accolée à ses voisines. Sa seule particularité, son église dédiée à Notre-Dame de Lourdes et une grande statue de la Vierge à l'écharpe bleue  installée à un carrefour.








L'hôtel était très agréable mais nous étions là pour découvrir l'archipel. A part une journée consacrée à Gozo, nous avons arpenté Malte, ses 27 km de long et ses 14 de large. A vol d'oiseau, car les routes sinueuses, assez étroites, qui montent et descendent sans cesse, donnent l'impression de parcourir davantage de chemin.

Mais commençons par quelques images de la Valette, la capitale de l'archipel maltais.
Notre "shuttle" comme ils disent à Malte où l'anglais est langue officielle comme le maltais, nous laissait dans le quartier de Floriana, juste à côté du Monument aux morts.



                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Source internet



Vous voyez ici le drapeau officiel de Malte, Malte qui ne devient un pays indépendant qu'en 1964 et une République en 1974. Les autres drapeaux fréquemment rencontrés ont une autre signification.

Depuis ce point de ralliement, on peut soit descendre vers le port, soit monter vers la citadelle et entrer dans la vieille ville.
Commençons par descendre et gardons le meilleur pour la suite.





Le port c'est le poumon économique de Malte. Deux énormes paquebots déversent chaque jour leurs milliers de touristes qui passent la journée à La Valette. Un bateau sous pavillon des Bahamas ce jour là...



et un allemand.



Malte n'est pas aussi fragile que Venise et les bateaux accostent dans un port concu pour cela. Mais la fumée crachée sans interruption vient se mêler à la chaleur et l'humidité ambiante. 
Peut-être est-il plus facile de pointer ces bateaux de tourisme bien en vue et d'oublier que Malte est le 1er pays européen pour la marine marchande avec 2101 navires enregistrés et le 6ème dans le monde?

Pas très glamour les installations portuaires.



Tout est en place dès le port pour que les gentils touristes consomment.
Il y a les bus à impériale, les calèches et même les marchands de souvenirs ambulants.







Pour ceux qui voudraient rallier la ville haute tout seuls mais sans effort, un ascenseur, en fonction depuis 2013, mène du port au sommet des fortifications.
Cet ascenseur a été très largement financé par les fonds européens. C'est un ascenseur "vert" précise la Commission dans son rapport sur le projet.



Non, il n'est pas nécessaire d'avoir la baraka pour prendre cet ascenseur mais juste 1 euro pour la montée, la descente étant gratuite.


Upper Barrakka est le nom des jardins qui se trouvent sous les arcades, à droite du sommet de l'ascenseur sur la photo ci-dessous. Je ne sais pas si le nom de ces jardins a la même origine que le mot  arabe baraka "la bénédiction".
Mais c'est très possible, le maltais étant une langue sémitique dérivée de l'arabe sicilien. Actuellement les Tunisiens et les Maltais ne parlent pas la même langue mais des langues suffisamment proches pour se comprendre. 



Nous irons bien sûr visiter ces jardins, mais ce sera dans un... prochain billet.

Je n'ai pas utilisé l'ascenseur, étant claustrophobe.
Mais j'ai tout de même pu gagner les hauts de La Valette et voir l'ascenseur fonctionner!



Que les piétons sont petits tout en bas!!!