samedi 15 juin 2024

Balade à Pibrac et "24 Heures, Photo"

 Samedi dernier le ciel était bien gris mais sans pluie. Nous avons donc choisi de faire une petite balade dans un village tout proche de Toulouse, mais où je n'étais pas allée depuis les années '70. Il s'agit de la commune de Pibrac, connue en Haute-Garonne pour avoir donné naissance à une sainte, sainte Germaine.
Voici Pibrac, 8 500 habitants, vue du ciel, avec la forêt de Bouconne au second plan et un centre ville complètement déporté, à droite de la photo.

                                                                                                                                                                                  Photo Wikipedia
Pibrac, village qui existait déjà au XIIè siècle, n'aurait pas de renommée particulière s'il n'avait pas été le lieu de naissance et de décès de celle qui deviendra sainte Germaine.


Germaine Cousin naquit en 1579, laide et handicapée de la main droite, dans une famille de paysans. Sa marâtre l'envoya garder les moutons dès l'âge de 9 ans et la faisait dormir sous l'escalier de la bergerie. 
Ses seuls réconforts, Germaine les trouvait dans la prière et la messe.

Voici la maison familiale de la famille Cousin, à 3 kilomètres de l'église de Pibrac. Cette maison a été restaurée et seule la bergerie où vivait Germaine, à gauche de la maison, se visite.






A l'intérieur de la bergerie, devenue une sorte de petite chapelle, on voit aussi l'escalier sous lequel dormait Germaine. C'est là qu'elle fut retrouvée morte le 15 juin 1601, à 22 ans.



Les faits merveilleux rapportés par la tradition dès le vivant de Germaine Cousin sont ceux inscrits sur cette plaque.


A cela s'ajoute le fait que son corps fut retrouvé intact 40 ans après son décès et qu'on lui attribue deux guérisons miraculeuses d'enfants. 
Ce n'est cependant qu'en 1867 qu'elle fut canonisée. Ses reliques reposent dans l'église paroissiale Sainte Marie-Madeleine de Pibrac, l'église où allait prier la petite Germaine.




A droite du choeur, se trouve la chapelle de Sainte Germaine.



En 1901, le culte de la sainte ayant pris de l'ampleur dans la région, il fut décidé de construire une basilique basilique dédiée à Germaine, face à l'église paroissiale et d'y organiser des pélerinages sur la grande esplanade séparant les deux églises.


Les fonds levés pour construire cette basilique de style romano-byzantin n'ayant pas été suffisants, elle fut terminée en style "composite", en simple béton, pour le centenaire de la canonisation de Germaine Cousin, en 1964. L'effet n'est pas des plus heureux. 


Le tympan représente la montée au ciel de Germaine et contrairement à ce que proclame la banderole, nous n'avons pas pu voir l'intérieur de la basilique. Pourtant, avec son autel circulaire, il semble plus original que l'extérieur.

     
                                                                                                                                                                   Photo Internet

Pour "24 Heures, Photo", j'aurais bien aimé vous montrer une photo du mariage qui se célébrait dans l'ancienne église de Pibrac tandis que nous y étions. Il y avait des chapeaux croquignolets. Mais respect de la vie privée. Aussi je ne vous montrerai que la voiture des mariés. Un beau cabriolet malgré la pluie qui menaçait. Mais pas de tulle ou de fleurs sur la voiture.



Ce n'est que pur hasard, mais aujourd'hui 15 juin, c'est le jour de la Sainte Germaine!


samedi 8 juin 2024

Balade toulousaine et "24 Heures, Photo"

 Quelques petits flashs de ma semaine toulousaine. Une semaine qui est allée en s'ensoleillant et a atteint les 30°. Cela a été l'occasion de quelques balades en centre ville. J'ai toujours plaisir à retrouver le coeur de Toulouse. C'est là que j'ai travaillé pendant plus de trente ans. Je m'y sens davantage dans "mon quartier" que dans le quartier où j'habite et qui n'a pas beaucoup d'âme. 

Voici donc quelques photos de lieux qui me sont chers et  familiers entre la Garonne et le Capitole. Pour moi qui habite sur sa rive gauche, la ville historique commence après avoir franchi la Garonne. Je rejoins la place Esquirol en métro (je n'aime pas trop être sous-terre, surtout au moment du franchissement souterrain du fleuve) ou en bus. Vous voyez que la bouche de métro et l'arrêt de bus sont extrêmement proches.


La place Esquirol porte ce nom en l'honneur d'un médecin, Jean-Etienne Esquirol, né à proximité et l'un des pères de la psychiatrie française. Mais "esquirol" signifiant "écureuil" en occitan, très peu de gens pensent au médecin. D'autant que le gestionnaire du métro a mis des pictogrammes représentant un écureuil partout dans la station. Ces pictogrammes propres à chaque station permettent aux personnes en difficulté  cognitive de repérer où ils se trouvent.

                                                                                                                                    Photo internet

Sur la place Esquirol se situe une brasserie qui est une véritable institution à Toulouse, le Père Léon. Nous avons eu plaisir à y déjeuner une nouvelle fois cette semaine. Le Père Léon a été fondé en 1905 par Léon Sentenac. C'était au départ un bar à vin.
Puis ses descendants ont transformé les lieux en un hôtel-brasserie. J'ai photographié la couverture du menu.

Mais aussi le copieux café gourmand.

Derrière le bar, vous apercevez les casiers à bouteilles, toutes recouvertes d'une "vénérables" poussière. Certaines ont plus de deux cents ans. 

La rue des Tourneurs, perpendiculaire à la place Esquirol, abrite une minuscule pâtisserie tunisienne. Les gâteaux sont toujours frais et délicieux. J'y ai fait quelques petites emplettes. Tout en levant  le nez vers les jolies façade.

Puis nous avons emprunté la principale rue commerçante  de Toulouse, la rue d'Alsace-Lorraine. On arrive ainsi au square de Gaulle, une place de 5 000m², située à l'arrière de l'Hôtel de Ville que l'on voit au second plan. Au premier plan,  c'est le Donjon du Capitole, qui abrite  actuellement l'Office du tourisme.


De l'autre côté de la rue d'Alsace, à 2mn de la place du Capitole,  se trouve l'autre  place  emblématique de la Ville rose, la place Wilson. Au centre une fontaine et un joli square, le jardin Goudouli. C'est ce poète que représente la statue située au centre de la foçntaine et non le président Wilson, comme le croit de nombreuses personnes.

  

Grâce à ses bars et restaurants, la place vit jour et nuit. Mais je n'ai pas trop aimé la tendance de ce restaurant à vouloir se "parisianiser" en installant ces fleurs artificielles sur la façade. Je ne suis pas certaine qu'il ait une autorisation de la municipalité.


Par contre ce restaurateur a déjà répondu aux exigences de la mairie qui a donné trois ans aux professionnels pour avoir des chaises cannées en résine tressée. Les seules couleurs admises sont le blanc, le bleu et le rouge. Cela pour répondre à un souci d'esthétique mais aussi de rafraîchissement urbain (je suis plus dubitative).

Les plus petits aiment aussi beaucoup la place Wilson pour son manège, copie d'un manège ancien à étage.  



A deux pas du manège se trouve ma pâtisserie-chocolaterie préférée. De quoi aller faire provision de... chocolatines!!!

Pendant ce temps nos deux minets se tenaient compagnie. Comme nous sommes leur point de repère, qu'ils soient à Toulouse ou à Porto Rafti, rien ne les perturbent. Ils seront ma participation pour "24 Heures, Photo".



samedi 1 juin 2024

Au marché! Mirepoix

 Toulouse ne manque certes pas de marchés de plein vent, mais aller faire son marché à Mirepoix, dans l'Ariège, est un vrai bonheur. Car, au plaisir de trouver de bons produits, s'ajoute la beauté du cadre.

              

                         

Mirepoix est un gros bourg de 3 000 habitants dont le coeur est toujours le village fortifié du Moyen-Age. On y pénètre par une seule porte, la porte d'Avail (ou d'Aval).


Au XIIIème siècle, après avoir été ravagé par les croisades contre les Cathares ainsi que par une terrible crue de sa rivière, l'Hers-Vif, le village de Mirepoix fut reconstruit sur l'autre rive.
Cette reconstruction se fit selon le plan dit "en damier" des bastides du Sud-Ouest.
Toutes les petites rues se coupent à angle droit et mènent à la belle place centrale.


Nous avions choisi le jour du marché pour son ambiance. Les nombreux étals débordent largement la halle centrale et s'étendent sur toute la place. La très imposante cathédrale gothique Saint-Maurice veille sur toute cette agitation.




On est tout de suite frappés par l'architecture des maisons qui entourent la place. Elles ne sont ni en pierre, ni en brique. Elles sont faites de bois et de terre. Les matériaux utilisés ont été ceux qui existaient à proximité, le bois de la forêt de Belène et l'argile de la rivière. Cela évitait les coûts et les difficultésdu transport depuis d'autres régions. Nous sommes au Moyen-Age!! On essayait de trouver la matière première dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres.




Les "couverts",  qui donnent leur nom à la place rectangulaire et centrale du bourg,  sont situés sous le premier étage des maisons et soutenus par des piliers en bois. Certaines des solives, comme celles de "la Maison des Consuls", sont sculptées et datent du XVème siècle.


Sous les couverts, j'ai trouvé ma petite sorcière "porte-bonheur". Pour l'ajouter à ma collection de poupées!



Comme la terre est petite, j'ai trouvé dans l'Ariège du bon fromage corse.


Et j'ai tout à coup entendu parler grec. Un père et son fils vendaient des produits de leur pays, essentiellement des olives de toutes sortes, du miel, des pistaches, des tapenades... Nous avons bien sûr sympathisés et nous avons découvert que nous avions des connaissances communes à Toulouse. 
Ils m'ont donné le droit de les immortaliser.


Pour le challenge "24 Heures, Photo", j'ai choisi celle du premier melon de l'année dégusté cette semaine. Il me semble que c'est un peu tôt dans la saison. Mais du melon charentais, nous n'en avons pas beaucoup en Grèce. Alors j'ai pris de l'avance!