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samedi 16 juillet 2022

 Ma semaine a ressemblé à la précédente, rythmée par le farniente, les baignades et le café frappé. Pas du tout de canicule pour l'instant en Grèce, le thermomètre reste sous les 30°. Nous devons cette agréable température aux vents qui soufflent du Nord depuis plusieurs jours. Surtout qu'ils ne s'arrêtent pas! Car demain nous partons pour une semaine de vacances dans le Péloponnèse, sur la côte située entre Corinthe et Epidaure, dans un village de 300 habitants qui s'appelle Korfos.

                                                                                                                                                                                                    Photo internet

Nous n'allons pas à l'hôtel,  nous avons loué un appartement pour pouvoir emmener les deux minous. Ce sera leur premier voyage et leurs premières vacances. Promis, ils vous donneront leurs impressions.

Même si notre amie Patricia est en pause, pas question de rater notre rendez-vous hedomadaire avec elle et les participants de "24 Heures, Photo". J'ai choisi la première floraison de mon "cactus de corail". Il s'agit d'une Euphorbia Lactea Cristata  greffée sur un cactus.




Voici la petite plante que j'avais achetée en jardinerie.

Elle a doucement grandi et surtout elle me fait le plaisir de fleurir pour la première fois. Cette Euphorbia peut aussi se cultiver sans le support du cactus.
                                                            Photo Internet

Je ne peux pas refermer ce billet sans une pensée pour notre Rubens qui nous a quittés il y aura 2 ans le 20 juillet. Ces deux copains qui vivent à nos côtés ne nous le font pas oublier. Ce sont deux tendres amours mais Rubens était le "Chat d'une vie" pour paraphraser Jean-Pierre Hutin.



samedi 13 novembre 2021

Paleà Epidavros et "24 Heures, Photo"

Je publie assez souvent des photos de nos coquins félins, Ynouk et Doudou, mais Rubens est toujours aussi intensément présent et pas un jour ne passe sans que nous parlions de lui.
Dimanche dernier nous lui avons rendu une petite visite. Il dort sous son olivier et le cycle de la vie continue. 


L'extrême douceur de novembre nous a enfin permis de nous échapper de Porto Rafti pour une balade de deux jours. Direction Epidaure. Beaucoup d'entre vous connaissent sûrement son théâtre, le plus grand de Grèce, niché à flanc de montagne. Il n'était qu'un des éléments du sanctuaire d'Asclépios, dieu de la médecine. On y venait de toute la Grèce dans l'espoir d'une guérison. Il date du IVème siècle avant J.-C.


                                                                                                                                                                        Photo internet

Ayant visité plusieurs fois ce site archéologique, c'est le village d'Epidaure que nous voulions découvrir. Appelé Paleà Epidavros (Ancienne Epidaure, en français), c'est dans ce port qu'accostaient les pèlerins dans l'antiquité. De là ils se rendaient au sanctuaire distant d'une douzaine de kilomètres, à l'intérieur des terres.



Le village de Paleà Epidavros se trouve sur le site de la cité antique, déjà mentionnée par Homère dans l'Iliade. Mais le lieu semble avoir été habité encore plus anciennement, 2 000 ans avant J.-C.
C'est actuellement une jolie bourgade de 1 700 habitants, entre mer et montagne (Le Mont Akros, 600m).

Voici comment nous l'avons découverte depuis notre hôtel.

Notre première visite a été pour un amphithéâtre découvert dans le village même de Paléà Epidavros, en 1970, probablement un peu plus ancien que son illustre grand frère. 
Nous avons eu du mal à le photographier car tout le site était grillagé à cette époque de l'année. Le chantier pour dégager d'autres monuments est toujours en cours.





Cet amphithéâtre avait une capacité de 2 000 personnes et il est probable qu'il servait plutôt de lieu de réunion, était une sorte de forum pour les habitants.

Un autre site archéologique a été découvert à Paleà Epidavros, une villa romaine ou un grans entrepôt englouti dans la mer, daté de 140 avant J.-C.


Mais nous n'avons pas pu l'admirer faute d'un masque et d'un... maillot, même s'il se trouve seulement à moins de 50m du rivage et à 2m de fond.

Voici ce que nous aurions pu voir.

                                                                                                                                                   Photo Internet
Mais nous n'avons vu que le panneau explicatif!


Nous avons abandonné la plage pour le port de Paléà Epidravos. Un endroit très agréable, dominé par une grande église moderne bâtie au XXème siècle et dédiée à Saint Nikolaos.




Le port est un port de pêche, avec ses barques modestes mais aussi quelques bateaux plus gros comme celui dont nous avons pris plaisir à regarder l'accostage. 





La nuit arrive vite en cette saison. Il ne nous restait donc plus qu'à rentrer profiter de notre hôtel, de sa boutique et de notre chambre. Les hôtels grecs se sont bien modernisés depuis quelques années.



                                                                                                                                                                           Photo de l'Etablissement

                                                                                                                        Photo de l'Etablissement

Le concept de boutique-hôtel commence  à bien s'implanter en Grèce aussi. Le champagne français y était largement représenté mais le prix en était très...salé.


Alors, au lieu d'aider nos producteurs, j'ai bu un petit Prosseco frizzante sur la terrasse de l'hôtel  dominant Paleà Epidavros!!


La suite de ce petit séjour automnal sera pour la semaine prochaine. Merci de votre fidèle présence.






samedi 6 mars 2021

Confinement et cimetière

 Un titre pas très gai pour mon billet de la semaine. Un peu comme mon moral "presque" dans les chaussettes. Contrairement à ce que nous espérions en fin de semaine dernière, le confinement n'a pas été allégé en Grèce. Au contraire mercredi nous avons eu droit à de "nouvelles" mesures pour restreindre encore davantage notre liberté. En fait des mesures pas vraiment  nouvelles pour qui savait lire le contenu des SMS valables jusque là.
Pour la promenade de santé, on nous autorisait "une balade près de chez soi, sans utiliser de voiture". Et c'est devenu depuis mercredi, "une balade près de chez soi, à pied". Si vous voyez la différence...

On nous a aussi  précisé que les courses de première nécessité étaient à faire dans notre commune. Mais comme nous avions précédemment l'interdiction de sortir de la communen, sauf pour travailler ou se soigner, cela ne change pas grand chose. 

Les autorités ont fait planer la menace de vérifier si le SMS destiné à "se déplacer pour aider une personne âgée et dépendante" était fondé en contrôlant la situation de la  personne à aider. Mais c'était pousser le bouchon un peu loin.

Voilà comment se sont envolés mes rêves d'une petite excursion dans une commune voisine pour aller chercher ma baguette, mes brioches et autres bonnes tartes au citron! Alors je regarde les photos de leur site...

                                                                                                                                                                                Photo Internet

                                                                     Photo Internet

Bien sûr cela est anecdotique.  Mais être confinée depuis novembre commence à me peser sérieusement. Me viennent souvent des envies de passer outre les interdictions car les contrôles sont rares. Pas pour aller m'agglutiner là où il y a du monde. Mais pour profiter de la nature loin de mon lotissement.

Ou pour aller rendre une petite visite à Rubens au cimetière où il repose paisiblement. Nous y sommes allés pour la dernière fois à Toussaint, à notre retour de Toulouse. Il n'y a aucune autorisation pour aller dans un cimetière hors de sa commune. Hors ce cimetière destiné aux animaux de compagnie est à 25 km environ de Porto Rafti. Cimetière pour petits animaux lit-on à l'entrée.



En Grèce les gens peuvent enterrer leurs animaux dans leur jardin mais les vétérinaires ne se chargent pas de les confier à des sociétés d'incinération. C'est bien qu'il existe de tels lieux pour l'incinération (80%) ou pour l'inhumation de nos compagnons. 
Chacun a sa petite concession pour un minimum de deux ans. Elle peut être renouvelée annuellement pour 50€  mais on peut aussi demander à reprendre les ossements ou à ce qu'ils soient déposés dans une fosse commune.


Chacun organise son petit carré à sa façon. 


La sobriété est la règle générale. Certains propriétaires, surtout de chiens, laissent les jouets préférés de leur animal, installent une petite barrière. 


                         J'aime un peu moins lorsqu' on en arrive à un tel choix. Mais chacun a sa façon d'exprimer sa peine et son amour pour son animal.


                                Pour Rubens nous avons choisi de mettre une photo sur sa tombe, pour qu'il ne soit pas anonyme et que les visiteurs sachent qui est ce chat au nom un peu particulier pour un cimetière grec. Il repose sous un olivier et je n'aurais pas pu faire meilleur choix.




Ynouk est un amour de chaton et le temps tissera nos liens. Mais il ne prendra jamais la place de Rubens qui était comme l'on dit "le chat d'une vie".


samedi 10 octobre 2020

Balade en Occitanie (2) : Puycelsi et Castelnau-de-Montmiral + "24 Heures Photo"

 

De l'Isle-sur-Tarn où nous avons déjeuné, nous avons poursuivi notre route  à travers les vignobles du gaillacois puis les abords de la  forêt de Grésigne.

 Tout à coup, une trouée au milieu des arbres permet de découvrir le village de Puycelsi.  Fièrement campé sur son piton rocheux, ce village fortifié est classé parmi "les plus beaux Villages de France" et les "Grands Sites d'Occitanie".


Fondée au Xème siècle par des moines,  Puycelsi fut vendue deux siècles plus tard à Raymond V, comte de Toulouse.  Il  y fit construire des remparts et un château dont il ne reste malheureusement pratiquement rien. Mais le chemin de ronde et les tours de guet sont toujours bien visibles.

Quand on arrive sur les remparts, on comprend l'intérêt stratégique de ce village qui offre , comme sa voisine, Cordes-sur-ciel, un panorama époustouflant. Le nom de Puycelsi vient du latin et signifie "colline haute", même si le village culmine à seulement 150 m  au-dessus de la vallée de la Vère.


Le village, dont les maisons des XIVème et XVème siècles sont construites en pierre et en bois, est parfaitement entretenu.







                                                           Comme dans tout village on trouve bien sûr la mairie et l'église.



Sur l'emplacement d'une église datant de l'an mil, a été bâtie à partir du XIVème siècle l'église actuelle, dédiée à Saint Corneille.

Le plafond a été peint par les mêmes artistes que ceux qui peignirent la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, avec des motifs semblables et ce bleu si caractéristique.


Quelques kilomètres à l'Est de Puycelsi se trouve un autre village classé dans "Les plus beaux Villages de France", Castelnau-de-Montmiral.


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     Photo Internet

Comme son nom l'indique, ce village est un castelnau, c'est à dire une agglomération construite par un seigneur à proximité d'un de ses châteaux. Castelnau-de-Montmiral fut érigé à partir de 1222 sous l'égide du Comte de Toulouse, Raymond VII.
Comme Puycelsi, le village se situe sur un piton rocheux, au-dessus de la vallée de la Vère. 
Le château a été démoli sous la Révolution mais le petit village (1000 habitants) n'en reste pas moins très agréable à visiter.












Comme dans toutes les bastides, les maisons reposent sur des couverts.






Sur l'un des piliers des couverts, une plaque rappelle la visite qu'ont faite Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir à Castelnau-de-Montmiral.


Pour les "24 Heures Photo", je ne vais pas jouer le jeu mais je suis sûre que Patricia me pardonnera.
Je mets une photo qui date de quelques années. Celle de mon Rubens chéri qui aurait eu 20 ans aujourd'hui s'il n'était pas parti rejoindre les étoiles en juillet.
Nous pensons très fort à lui chaque jour et il est partout dans la maison, que ce soit en Grèce où il a passé ses sept dernières années ou à Toulouse.