samedi 18 octobre 2025

Tinos (partie 3) & "24 Heures, Photo"!

 Comme vous avez été nombreux à le remarquer, Tinos est une île très minérale et sans beaucoup de ressources naturelles. Alors de quoi vivent ses habitants?
Comme souvent en Grèce, en partie du tourisme. Ici un tourisme plutôt religieux car on vient de toute la Grèce pour implorer ou remercier la Vierge Marie. La ville de Tinos, la capitale et port de l'île, vit au rythme des ferries qui vont et viennent quotidiennement. 


C'est une petite ville aux bâtiments modernes, souvent de style néo-classqique, qui prend des couleurs dorées au coucher du soleil..


Certaines des rues qui montent vers la Basilique se donnent des airs de petits souks. C'est le "marché des touristes".






Chaque jour un petit marché municipal se tient aussi près du port. Y viennent des petits producteurs qui vendent leurs fruits et légumes, frais ou en bocaux. Tinos est réputée pour ses artichauts, ses câpres et ses tomates séchées. 


Malgré son aridité, Tinos offre la possibilité d'un peu de culture maraîchère ainsi que celle de la vigne.



La ressource la plus importante de Tinos est le marbre que l'on trouve en abondance au nord-ouest de l'île. Une partie est travaillée sur place et le village de Pyrgos (~560 habitants) est le coeur de cette activité. Il compte trois musées rendant hommage à cette pierre sculptée en Grèce depuis l'antiquité. 


Il existe également à Pyrgos (aussi appelé localement Panormos) une école des Beaux-Arts qui regroupe une trentaine d'élèves venus du monde entier. Ils y suivent un cursus de trois ans. 
Certains artistes ont une boutique atelier dans le village. J'ai passé un long moment à regarder le travail de l'un d'eux et à l'écouter parler de sa passion.


 








Si vous êtes arrivés jusqu'ici, vous méritez bien une petite douceur. Ce sera la photo de la semaine pour "24 Heurs, Photo"

Il fallait bien que la Grèce soit elle aussi touchée par la mode du chocolat de Dubaï!! Si j'ai jusqu'à présent résisté à l'achat d'une tablette, j'ai craqué pour le gâteau de notre pâtisserie inspiré par le mariage du kadaïf, de la pistache et du chocolat.
Sous cette forme du moins, je dois reconnaître que c'est excellent.

 

samedi 11 octobre 2025

 Comme promis, je vous emmène cette semaine visiter deux villages de Tinos. 
Le premier s'appelle Volax. La région  était déjà probalement habitée 2 000 ans avent J.-C.. Mais ce village est enregistré de manière certaine en 1618,sous le nom de Volacus. Il se situe dans un endroit pittoresque de l'île où le sol est constellé de gros blocs, souvent ronds, de granit.



On ne connaît pas la raison de la préence de ces blocs de pierre. Mais quelques uns ont été utilisés comme support aux maisons.


Volax est un hameau plus qu'un village. On ne peut y pénétrer qu'à pied. Ce qui lui permet d'être très paisible, même si il attire pas ml de visiteurs. Pas de quoi troubler la tranquillité de cette chatounette.


Les blocs s'invitent même dans l'une des tavernes.


Les maisons de Volax sont typiques des Cyclades, blanches et bleues, d'architecture géométrique.







Tout est soigné, fleuri, même le dessus des portes est décoré en pierre et en marbre. 




Quand un mur est dans son jus, c'est parce qu'y sont recopiés des poèmes des plus grands écrivains grecs du XXème siècle.


Je vous emmène maintenant dans un autre hameau d'une cinquantaine d'habitants, Kechros. Toujours les mêmes maisons cubiques, une grande église dédiée à la Vierge, un joli parvis en galets, un siège original qui sert de banc.







J'y ai vu une seule maison qui a besoin de rénovation extérieure.


Et partout des fleurs, comme ces amaryllis belladonna. J'ai été ravie d'en trouver des bulbes sur le marché de plein air de Tinos, juste avant de reprendre le ferry. Je les trouve très jolis.


Pour notre challenge du samedi chez Patricia, "24 Heures, Photo!", je reste dans le domaine botanique avec cette plante vue dans notre jardinerie cette semaine. Une découverte pour moi que cette Monstera adansonii, ou plante gruyère.
Mais peut-être est-elle très commune?





samedi 4 octobre 2025

Tinos & "24 Heures, Photo"

 Retournons à Tinos! C'est la troisième plus grande île des Cycladese (195 km²), ce qui reste une superficie modeste malgré tout. Il y a moins de 10 000 habitants qui vivent à l'année sur l'île. Mais ils sont répartis en 62 villages qui ponctuent le paysage. Malgré l'aridité, l'île ne donne pas un sentiment de désert. Elle est très vallonnée et culmine à 720 mètres.

 

Tinos est réputée auprès des chrétiens orthodoxes pour son culte de la Vierge Marie, une renommée équivalente à celle de Lourdes pour les catholiques. Je vous laisse découvrir ici les raisons de ce culte marial. 

L'église de la "Panayia Evanguelistria" se trouve dans la capitale et port principal de l'île, qui porte également le nom de Tinos. Même à l'heure du coucher du soleil, il y avait enore des pélerins.


Tinos compterait environ 1 000 chapelles et églises. La plupart sont privées et construites par des particuliers. Un tiers de ces monuments sont catholiques. Tinos compte, en effet,  encore de nombreux descendants des Grecs ayant vécu du 13ème au 18ème siècles sous la domination vénitienne et donc la papauté. 

Même au milieu de nulle part, deux belles églises. Et c'est ainsi partout sur l'île.


Un autre élément architectural dispute la vedette aux chapelles. Ce sont les pigeonniers. Ils auraient été environ 900 à Tinos. Egalement importés par les Vénétiens -et apanage des nobles dans un premier temps-, ils avaient aussi une fonction utilitaire. Les paysans se servaient du guano comme fertilisant naturel des champs. De nos jours les pigeonniers n'ont plus de rôle mais demeurent un fort symbole de l'île. Certains ont, hélas, disparu ou auraient besoin d'être restaurés.
Mais en voici quelques uns que j'ai beaucoup aimés.



Il y a des endroits où les pigeonniers sont les uns à côté des autres. Et ceux toujours en fonction et abritant des pigeons, un oiseau d'ailleurs pas si répandu que cela à Tinos! Un comble!


On retrouve les pigeonniers même sur les sets de table des tavernes.

On croise aussi de jolis moulins à Tinos. Ce n'est pas le vent qui fait défaut sur cette île qui, dans l'antiquité, était appelée l'île d'Eole.


Bien sûr la mer est aussi au bout de chaque virage, visible de chaque hauteur.

Une mer qui se fait accueillante sur ses plages bien abritées, aménagées ou libres.



La semaine prochaine nous visiterons deux ou trois villages qui nous ont particulièrement plu.

Voici, pour conclure, ma participation au challenge de Patricia, "24 Heures, Photo".
Je l'ai prise avec mon téléphone à l'entrée de notre plage habituelle à Porto Rafti. Mon attention a été retenue par les deux couleurs de l'herbe de la Pampa,le crème mais aussi le rose. Sur la photo, les couleurs sont un peu saturées. Mais c' était vraiment du rose!! J'ai lu ensuite sur internet que cette couleur n'avait rien d'extraordinaire  et j'ai aussi appris que ces graminées étaient interdites en France depuis l'an dernier, entre autres parce qu'elles attireraient les serpents et ne seraient pas écologiques.